#L’épidémie de #COVID-19 a impacté la #santé mentale des #professionnels de santé

Postado em

Rome, Italie – Une enquête menée en Italie chez 1 379 professionnels de santé fin mars, soit quelques jours avant le pic de l’épidémie, révèle un taux élevé de soignants souffrant de dépression, d’anxiété, de stress, d’insomnie et de syndrome de stress post-traumatique (SSPT). Les femmes et les soignants en première ligne, c’est-à-dire avoir travaillé auprès de patients atteints de COVID-19, ont été les plus affectés.

Questionnaire par voie électronique

Dans la foulée d’une précédente étude chinoise qui avait montré un lourd fardeau psychologique chez les professionnels de santé en prise directe avec la pandémie de Covid-19, une équipe italienne a réalisé une enquête par voie électronique. Au total, 1 379 professionnels de santé, qu’ils soient infirmier.e.s, médecins généralistes, spécialistes, et autres (techniciens de laboratoire), qu’ils travaillent à l’hôpital ou non, en première ligne ou pas, ont rempli le questionnaire. Celui-ci comportait des questions socio-démographiques, professionnelles ainsi que des questionnaires validés permettant d’évaluer les signes de SSPT (GPS), anxiété (PHQ-9), dépression (GAD-7), insomnie (ISI) et stress perçu (PPS).

Les participants avaient un âge moyen de 39 ans et étaient des femmes pour 77,2% d’entre eux. Ils se répartissaient de la façon suivante : infirmièr.e.s (34,2%), médecins généralistes (6,2%), médecins d’autres spécialités (31,4%). Parmi eux, 52,6% ont dit avoir été en première ligne.

Des signes de stress post-traumatique chez la moitié d’entre eux

Les réponses aux questionnaires montrent que près d’un sur deux avait des signes de SSPT (49,38%), un quart des signes de dépression (27,73%), et environ 1 sur 5 avait des signes d’anxiété (19,8%) ou de stress perçu élevé (21,9%). Enfin, 8,27% avaient des signes d’insomnie.

Dans le détail, le risque de SSPT était associé au fait d’être en première ligne (OR : 1,37; IC95% : 1,05-1,80; P = 0,03), d’être médecin généraliste (OR : 1,75; IC95% : 1,03-2,08; P = 0,04), d’avoir un collègue décédé (OR : 2,60; IC95% CI : 1,30-5,19; P = 0,007) ou hospitalisé (OR : 1,54; IC95% : 1,10-2,16; P = 0,01) ou bien en quarantaine (OR : 1,59; IC95% : 1,21-2,09; P = 0,001).

Le personnel infirmier était, lui, plus susceptible à l’insomnie (OR : 2,03; IC95% : 1,14-3,59; P = 0,02). Quant au fait d’être exposé à la contagion, il a été associé à des symptômes de dépression (OR : 1,54; IC95% : 1,11-2.14; P = 0,01)

Limiter les conséquences à long terme

C’est, à la connaissance des auteurs, la première étude sur la santé mentale des soignants menée en Italie pendant la pandémie de Covid-19. L’une de ses principales limites est la non-représentativité de l’échantillon, étant donné que les participants étaient volontaires. Néanmoins, ces données italiennes, qui confirment tout-à-fait les données chinoises obtenues précédemment, alertent sur la santé mentale des soignants impliqués dans la prise en charge des patients Covid-19 et montrent la nécessité d’agir de façon adéquate pour limiter les conséquences à long terme.

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