#Des chiens dressés à détecter l’odeur du #COVID

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Allemagne, France — Avec plus de 200 millions de cellules olfactives, la truffe des chiens est d’une extraordinaire sensibilité aux odeurs. D’ailleurs, le flair canin n’a pas encore été égalé par un nez artificiel. Nos amis à quatre pattes pourraient-ils être des auxiliaires précieux pour identifier les individus atteints du Covid-19 ? Pourquoi pas : cette faculté est largement reconnue à la gente canine dans le domaine du cancer. Des chiens renifleurs de Covid, capables d’identifier de façon fiable la signature chimique de la maladie, pourraient bientôt prendre part aux campagnes de dépistage. Des expériences sont en cours avec des premiers résultats prometteurs.

Une première étude pilote en Allemagne

Dans de nombreuses maladies respiratoires, retrouver la signature chimique des composés de l’air expiré est une voie prometteuse pour établir des diagnostics précoces. Et cela semble aussi le cas pour le Covid-19 d’après les résultats d’une petite étude allemande contrôlée, randomisée et en double aveugle. Ils ont été publiés fin juillet dans le journal BMC Infectious Diseases[1].

Les investigateurs ont entraîné huit chiens militaires pendant une semaine à détecter des patients infectés à partir d’échantillons salivaires ou de sécrétions trachéobronchiques.

Les chiens ont réussi à discriminer les échantillons issus d’individus « infectés » (positifs) de ceux issus d’individus « non-infectés » (négatifs) avec une sensibilité de 82,63% (IC95% [82,02–83,24%]) et une spécificité de 96,35% (IC95% [96,31–96,39%]).

Sur 1012 échantillons présentés au hasard, le taux de détection des chiens était en moyenne de 94% (±3.4%) avec 157 positifs corrects, 792 négatifs corrects, 33 faux-négatifs et 30 faux-positifs. `

Les auteurs concluent que leurs données sont en faveur du développement de cette méthode originale de détection du Covid-19. Dans un communiqué [2], l’université de Hanovre, promotrice de ce travail, indique que des chiens entraînés pourraient être en service dans les aéroports, aux frontières ou au cours d’événements sportifs.

Travaux pratiques en Corse

En Corse, le projet Nosaïs[3] est passé à la phase finale avec la campagne de dépistage gratuit qui a débuté le lundi 27 juillet à Ajaccio. Là, pour les personnes préalablement inscrites, des tests de PCR sont réalisés assez classiquement en laboratoire et des chiens renifleurs des pompiers prennent aussi part au dépistage.

Habituellement utilisés pour chercher des personnes disparues ou ensevelies sous un effondrement, ces chiens, en majorité des bergers malinois, ont été entraînés depuis le début du mois de mai à sentir des compresses imprégnées de sueur de patients testés positifs au virus.

En pratique, chaque compresse est déposée dans un bocal stérile ouvert sur un entonnoir dans lequel le chien glisse son museau.

A nos confrères de Corse Net Infos , le Colonel Bruno Maestracci, directeur du Service d’Incendie et de Secours (SIS) de Corse-du-Sud a expliqué : « Ce que l’on voit aujourd’hui, c’est le résultat du projet Nosaïs, un projet international porté en France par l’école nationale de Maisons-Alfort et auquel plusieurs SIS participent, dont celui de Corse-du-Sud, avec le SIS de l’Oise et celui de Seine-et-Marne ».

D’après les premiers résultats, non seulement les chiens détectent très bien les personnes testées positives mais ils reconnaissent aussi celles dont le test PCR était pourtant négatif, et qui est devenu positif dans les 24 à 48 heures. « C’est normal, car la PCR peut donner lieu à des faux négatifs. Les chiens ont donc des résultats supérieurs aux tests » a précisé Bruno Maestracci au site en ligne.

L’odeur du Covid

« Si une deuxième vague survient, il sera difficile de reconfiner tout le monde comme on l’a fait. Voilà pourquoi il nous faut disposer d’un moyen non invasif et immédiat pour détecter les porteurs du virus » indique Philippe Choquet, enseignant-chercheur au CHU de Strasbourg et au laboratoire des sciences de l’ingénieur, de l’informatique et de l’imagerie, à l’origine du projet de recherche COVIDOG. Dans le journal du CNRS [4], son collègue Christophe Ritzenthaler explique l’intérêt d’étudier le volatilome associé à l’infection, c’est-à-dire l’ensemble des molécules volatiles que ces cellules libèrent dans l’air : « le virus reprogramme la cellule pour qu’elle travaille pour lui. C’est une modification du tout au tout du métabolisme cellulaire. Donc, les cellules infectées ne libèrent pas les mêmes molécules que les cellules saines ». Cette différence pourrait constituer la signature olfactive de la maladie, celle que les chiens apprennent à reconnaître.

 

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