COVID grave

#’Apollo 11 Moment’: Two #Monoclonal Antibody Trials for #COVID Launched

Postado em

 

Officials from the National Institutes of Health (NIH) and Eli Lilly and Company today announced the launch of two clinical trials that will examine the investigational monoclonal antibody LY-CoV555 for the treatment of COVID-19. One trial will include outpatients, and the other will include hospitalized patients.

“This is a significant day, but it’s also an example of how the best clinical science can only happen with public participation,” NIH Director Francis Collins, MD, PhD, said during a press briefing. “We will be earnestly seeking individuals who’ve been found to be infected with SARS-CoV-2 virus and who are interested in taking part in seeking answers to a critical question: can monoclonal antibodies reduce severity of COVID-19? Can that approach even save lives?”

Colorized scanning electron micrograph of a cell heavily infected with SARS-COV-2 virus particles, isolated from a patient sample.

The news marks the latest development in efforts from the NIH’s Accelerating COVID-19 Therapeutic Interventions and Vaccines (ACTIV) program, a public-private partnership that was launched in April 2020 to speed development of the most promising treatments and vaccine candidates. The effort includes seven government partners, 20 industry partners, and three nonprofit partners.

The LY-CoV555 antibody was discovered in a blood sample from a recovered COVID-19 patient in the state of Washington by Vancouver, British Columbia–based AbCellera Biologics in collaboration with the Vaccine Research Center of the National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID). Following this, Lilly Research Laboratories partnered with AbCellera to develop and manufacture LY-CoV555.

In ACTIV-2, a phase 2 trial, investigators plan to study the safety and efficacy of LY-CoV555 in 200 people with mild to moderate symptoms of COVID-19 who have not been hospitalized. Half will receive the monoclonal antibody, and the other half will receive placebo. To be eligible, study participants must have tested positive for COVID-19 within 7 days and have experienced symptoms within 10 days.

During the briefing, NIAID Director Anthony Fauci, MD, said that the primary objective of ACTIV-2 is “to determine whether the investigational treatment reduces the duration of symptoms through 28 days and increases the proportion of the volunteers who have undetectable virus in the nasopharynx at various periods of time ranging from 3 days to 28 days. If transitioned to phase 3, [this trial will] determine if in fact the intervention reduces the risk of hospitalization and/or death.”

The other trial being launched, ACTIV-3, is a phase 3 study that will examine the safety and efficacy of LY-CoV555 in 300 hospitalized patients. Half will receive the monoclonal antibody, and the other half will receive placebo.

If the treatment appears to be effective, “this will go on to a second phase of 700 individuals, for a total of 1000 [patients],” Fauci said. “The entry criteria for this trial are symptoms [of COVID-19] for 12 days or less, requiring hospitalization but without end-stage organ failure. The primary objective is a sustained recovery for 14 days at home after hospital discharge.”

“Apollo 11 Moment”

Fauci characterized ACTIV-2 and ACTIV-3 as important from the overall standpoint of helping clinicians manage patients with COVID-19. “We have good therapies for late disease: dexamethasone for people on ventilators or requiring oxygen, and remdesivir for hospitalized patients with documented lung disease,” he said. “This is important, because we’re talking about people who don’t require hospitalization in ACTIV-2, and those who are in the hospital but don’t require the kinds of interventions that we see in late-stage disease, in ACTIV-3.”

Near the close of the briefing, Dan Skovronsky, MD, PhD, Eli Lilly and Company’s chief scientific officer, characterized the launch of these two trials as an “Apollo 11 moment” in the fight against COVID-19.

“Today we have liftoff,” he said. “We can’t be sure we’ll reach our destination on this mission, but our biopharmaceutical industry and our public health partners won’t give up until we do.”

Safety data and other findings will be shared across the ACTIV-2 and ACTIV-3 studies through an independent data and safety monitoring board. Collins noted that each trial can be adapted to evaluate additional therapies.

 

#COVID grave : une petite étude parisienne confirme l’intérêt de la #CPAP chez certains patients

Postado em

Paris, France – Même si elle porte sur peu de cas, une étude parisienne confirme l’intérêt de la ventilation par pression continue chez certains patients Covid-19 en détresse respiratoire, laquelle a permis de diminuer de moitié de risque d’intubation et de décès à 7 jours.

Evaluer la ventilation en pression positive continue

Comment faire face à l’afflux de patients Covid réanimatoires nécessitant une augmentation du débit d’oxygène pour garder une SpO2 ≥ 92 % alors que les moyens en respirateurs et en Optiflow sont limités et que les risques d’aérosolisation virale sont importants ? C’est à cette question qu’ont dû faire face les réanimateurs de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière au plus fort de l’épidémie de Covid-19, qui se sont alors tournés vers la ventilation en pression positive continue, ou en anglais CPAP (pour Continuous Positive Airway Pressure) comme nouvellement recommandé par l’European Respiratory Society depuis le 23 mars. Les résultats de leur étude utilisant la CPAP sont publiés dans l’European Respiratory Journal [1].

Lire aussi l’article en hommage à Georges Boussignac, médecin et génial inventeur de la CPAP, décédé le 21 mai dernier :  Décès du Dr Georges Boussignac : retour sur le parcours hors norme de l’inventeur de la CPAP 

Le 23 mars 2020, l’ERS a inclus la ventilation en pression positive continue, ou en anglais CPAP (pour Continuous Positive Airway Pressure), dans le traitement des patients infectés par le SRAS-CoV-2 nécessitant un débit de plus de 6 L/min d’oxygène pour maintenir une SpO2 ≥92 %. Cette décision a été prise en se fondant sur l’expérience italienne et en remettant en question une publication datant des années 2000 qui contrindiquait, sur la base de résultats limités, l’utilisation de la CPAP dans le syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA). Afin l’évaluer l’intérêt de cette prise en charge chez les patients réanimatoires, l’équipe du Dr Matilde Oranger (Paris) a comparé de façon rétrospective le devenir de patients pris en charge avant et après l’instauration des recommandations européennes.

Hommes, 60 ans, en surpoids, majoritairement sous hydroxychloroquine

Deux périodes ont été choisies : du 11 au 23 mars 2020 (14 patients contrôle) et du 24 mars au 8 avril 2020 (38 patients CPAP). Tous devaient présenter des signes de détresses respiratoire aiguë (fréquence respiratoire ≥25, infiltrats radiologiques ou scanographiques, nécessité d’une oxygénation à plus de 6 L/min) et avoir bénéficié d’une RT-PCR positive. Les patients étaient âgés en moyenne de 62 ans, leur IMC moyen était de 27. Les hommes étaient surreprésentés (39 sur 52) et les fumeurs étaient relativement rares (12 sur 52).

Dans le bras contrôle, le débit d’oxygène était majoré jusqu’à 15 l/min si nécessaire pour maintenir une SpO2≥92 %, en cas d’échec le patient était intubé, sauf si après concertation, l’intubation était récusée. Dans le bras CPAP, le dispositif était mis en place aux moins 2 fois 2 h par jour et toute la nuit à l’aide d’un appareil utilisés pour les syndromes d’apnée obstructive du sommeil (SAOS) ou d’un « Boussignac » (pression 10 cmH2O pour débuter puis ajustement entre 8 et 12 cmH2O). En moyenne, les patients ont utilisé ce traitement pendant 5 jours et de 4 à 11 h par jour. Aucune différence en termes de traitement adjuvant n’a été retenue entre les deux groupes : hydroxychloroquine (8 sur 14 contrôles et 20 sur 38 patients CPAP), médicaments antiviraux (respectivement 0 et 1), tocilizumab (0 et 1), corticostéroïdes (0 et 1).

Moins d’intubation, zéro décès

A J7, 6 des 14 patients contrôle ont été intubés et 2 sont décédés (57 % d’évènements). Dans le bras CPAP, 9 des 38 patients ont été intubés et aucun n’est décédé (23 %, p=0,043). Les deux patients récusés pour l’intubation sont décédés dans le bras contrôle contre aucun sur 6 dans le bras CPAP. Le délai médian avant intubation était de 5,5 jours dans le bras contrôle et il n’a pas été atteint chez les patients CPAP.

A 14 jours, les résultats obtenus étaient similaires.

Même si les auteurs reconnaissent que cette étude n’est pas randomisée et que le nombre de patients inclus est limité, ils insistent sur ce qui fait la force de cette étude : deux périodes très rapprochées, des indications d’intubation identiques (et non dépendant du manque de lits de réanimation), enfin, aucune intubation réalisée dans le bras CPAP dans des conditions d’urgences extrême ou d’arrêt cardiaque.