vitamine D

#Immunothérapie et effets secondaires: la #vitamine D réduit de 65% le #risque de colite

Postado em

Boston, Etats-Unis — Une étude publiée publiée ce 22 juin dans la revue Cancer incluant 213 patients traités par immunothérapie pour un mélanome, révèle que la prise de vitamine D réduit de 65% le risque de colite, un effet secondaire lié au traitement[1]. C’est la première étude qui démontre le bénéfice d’une intervention simple, peu coûteuse et sans corticoïdes pour réduire un effet secondaire associé aux anti-PD1 et anti-CTLA4, dont on sait que de façon générale, ils peuvent occasionner des problèmes rhumatologiques, hépatiques, gastro-intestinaux, endocriniens, etc. Les anticiper ou les réduire est tout bénéfice pour le patient…

L’immunothérapie à base d’inhibiteurs de points de contrôle immunitaires (ICI) a révolutionné le traitement de plusieurs cancers dont le cancer bronchique non à petites cellules, le mélanome et le cancer rénal en termes d’allongement de la survie sans progression et de la survie globale. Ce bénéfice s’observe parfois au détriment de certains effets secondaires liés au traitement(ir-AEs), à localisations variables, rhumatologique, hépatique, gastro-intestinale, endocrinienne etc., le plus souvent gérables par des corticoïdes. Dans certains cas, la survenue d’un effet secondaire est même annonciatrice d’une réponse favorable à l’immunothérapie. Il n’en reste pas moins qu’anticiper ces ir-AEs ou les réduire est tout bénéfice pour le patient.

Deux cohortes confirment la réduction du risque

Dans cette optique, cette équipe[1] du Dana-Farber Cancer Institute a constitué une cohorte exploratoire de 213 patients avec un mélanome, traités par ICI, un anti-PD1 ou un anti-CTLA-4 ou une association des 2. Les caractéristiques cliniques et biologiques de ces patients ont été recensées. En substance, 37 (17%) ont développé une colite liée au traitement. Avant la prise d’ICI, 31% des patients recevaient une supplémentation en vitamine D. En analyse multivariée, l’usage de la vitamine D est associé à une réduction significative de 65%  de développer une colite (OR = 0,35). Sur cette base, le lien entre la prise de vitamine D et une réduction de la colite a été recherché dans une cohorte de confirmation incluant 269 patients dont 49 avaient développé une colite (29%). Sous vitamine D, le risque est réduit de 54% (OR = 0,46). Un RNL ≥ 5 (rapport neutrophiles/lymphocytes) prédit la réduction du risque de colite (OR = 0,34) mais seulement dans la cohorte exploratoire.

Une idée facile à mettre en place 

C’est la première étude qui rapporte le bénéfice de la vitamine D pour diminuer l’effet secondaire colite relié au traitement par ICI. Le résultat va dans le sens de travaux antérieurs sur cet usage prophylactique de la vitamine D notamment dans la colite ulcéro-hémorragique et la maladie du greffon contre l’hôte. Ces résultats sont importants car ils suggèrent qu’une intervention aussi simple et peu coûteuse qu’est la prise de vitamine D prévient un ir-AE classique de l’immunothérapie.

C’est une façon de renforcer l’adhérence au traitement en se rappelant que la dose quotidienne recommandée de vitamine D est de 600 à 800U/j et qu’un surdosage expose à une hypercalcémie et des conséquences cardiologiques et rénales.

Cet article a été initialement publié sur https://www.mediquality.net/, du groupe Medscape.

 

#Immunothérapie et effets secondaires: la #vitamine D réduit de 65% le risque de #colite

Postado em

Boston, Etats-Unis — Une étude publiée ce 22 juin dans la revue Cancer incluant 213 patients traités par immunothérapie pour un mélanome, révèle que la prise de vitamine D réduit de 65% le risque de colite, un effet secondaire lié au traitement[1]. C’est la première étude qui démontre le bénéfice d’une intervention simple, peu coûteuse et sans corticoïdes pour réduire un effet secondaire associé aux anti-PD1 et anti-CTLA4, dont on sait que de façon générale, ils peuvent occasionner des problèmes rhumatologiques, hépatiques, gastro-intestinaux, endocriniens, etc. Les anticiper ou les réduire est tout bénéfice pour le patient…

L’immunothérapie à base d’inhibiteurs de points de contrôle immunitaires (ICI) a révolutionné le traitement de plusieurs cancers dont le cancer bronchique non à petites cellules, le mélanome et le cancer rénal en termes d’allongement de la survie sans progression et de la survie globale. Ce bénéfice s’observe parfois au détriment de certains effets secondaires liés au traitement(ir-AEs), à localisations variables, rhumatologique, hépatique, gastro-intestinale, endocrinienne etc., le plus souvent gérables par des corticoïdes. Dans certains cas, la survenue d’un effet secondaire est même annonciatrice d’une réponse favorable à l’immunothérapie. Il n’en reste pas moins qu’anticiper ces ir-AEs ou les réduire est tout bénéfice pour le patient.

Deux cohortes confirment la réduction du risque

Dans cette optique, cette équipe[1] du Dana-Farber Cancer Institute a constitué une cohorte exploratoire de 213 patients avec un mélanome, traités par ICI, un anti-PD1 ou un anti-CTLA-4 ou une association des 2. Les caractéristiques cliniques et biologiques de ces patients ont été recensées. En substance, 37 (17%) ont développé une colite liée au traitement. Avant la prise d’ICI, 31% des patients recevaient une supplémentation en vitamine D. En analyse multivariée, l’usage de la vitamine D est associé à une réduction significative de 65%  de développer une colite (OR = 0,35). Sur cette base, le lien entre la prise de vitamine D et une réduction de la colite a été recherché dans une cohorte de confirmation incluant 269 patients dont 49 avaient développé une colite (29%). Sous vitamine D, le risque est réduit de 54% (OR = 0,46). Un RNL ≥ 5 (rapport neutrophiles/lymphocytes) prédit la réduction du risque de colite (OR = 0,34) mais seulement dans la cohorte exploratoire.

Une idée facile à mettre en place 

C’est la première étude qui rapporte le bénéfice de la vitamine D pour diminuer l’effet secondaire colite relié au traitement par ICI. Le résultat va dans le sens de travaux antérieurs sur cet usage prophylactique de la vitamine D notamment dans la colite ulcéro-hémorragique et la maladie du greffon contre l’hôte. Ces résultats sont importants car ils suggèrent qu’une intervention aussi simple et peu coûteuse qu’est la prise de vitamine D prévient un ir-AE classique de l’immunothérapie.

C’est une façon de renforcer l’adhérence au traitement en se rappelant que la dose quotidienne recommandée de vitamine D est de 600 à 800U/j et qu’un surdosage expose à une hypercalcémie et des conséquences cardiologiques et rénales.

Cet article a été initialement publié sur https://www.mediquality.net/, du groupe Medscape.

 

#Vitamine D avant et pendant la #grossesse : pourquoi la prescrire ?

Postado em

Des études ont déjà démontré l’importance de la vitamine D pendant la grossesse pour prévenir certaines allergies respiratoires et l’asthme chez le bébé et le jeune enfant. Mais ce n’est
pas tout ! Un bon taux de vitamine D serait également important pendant la période préconceptionnelle.

Neuf Mois fait le point avec le Pr Franck Perrotin, gynécologue-obstétricien, et Laetitia Agullo, diététicienne, sur le bon usage de la supplémentation en vitamine D pendant la grossesse.

Utile, la supplémentation en vitamine D ? 

Pourquoi se supplémenter en vitamine D si l’on n’est pas carencée ? Bonne question ! En effet, un dosage sanguin est réalisé pendant la grossesse pour estimer l’éventuelle carence chez toutes les femmes enceintes. Mais l’absence de carences avérée n’est pas forcément signe d’apports suffisants. La preuve ?  Selon une étude pédiatrique* publiée en 2010, 35,8% des jeunes mamans seraient carencées en vitamine D mais 58% des nouveau-nés, soit presque deux fois plus que de futures mamans, souffriraient eux-aussi d’une carence en vitamine D. Une situation à ne pas négliger car, selon une étude de l’Université de Southampton (GB), il y aurait un lien entre la consommation de vitamine D pendant la grossesse et la masse musculaire et la bonne santé des bébés. En effet, la vitamine D agit sur le développement des fibres musculaires dans l’utérus et, sur le long terme, elle minorerait aussi le risque de diabète.

Mais ce ne sont pas les seuls avantages d’apports suffisants en vitamine D : une étude, publiée le 12 février 2016 dans le Journal of Allergy and Clinical Immunology par des chercheurs du service de pédiatrie du Mount Sinaï Hospital (New York), établit qu’une alimentation apportant 100 UI de vitamine D par jour, soit la moitié des apports journaliers recommandés, lors des deux premiers trimestres de grossesse diminue de 20 % le risque de rhinite allergique chez les bébés. « Ce bénéfice a été observé uniquement pour les femmes consommant des aliments riches en vitamine D comme les œufs, le poisson, les champignons ou les céréales« , précise le Pr Supinda Bunyavanich, qui a encadré l’étude américaine. Laquelle vient donc confirmer les nombreux travaux déjà publiés qui ont démontré que la vitamine D agit sur le système immunitaire et présente un effet protecteur face aux allergies et à l’asthme.

Et ceux, plus anciens, qui avaient déjà établi les risques de prématurité, de faible poids et taille de naissance, d’hypocalcémie néonatale et de fragilité osseuse en cas de carence en vitamine D pendant la vie fœtale.

Quels sont les apports recommandés pour les femmes enceintes ?

Le double des apports recommandés hors grossesse, soit 400UI/jour en vitamine D. Mais ces chiffres doivent être revus en fonction de paramètres distincts : zone géographique, couleur de la peau, saison… « Actuellement, la supplémentation en vitamine D est systématique chez toutes les femmes enceintes pendant l’hiver quelles que soient la région où elles habitent ou leur ethnie, souligne le Pr Franck Perrotin, chef de la maternité Olympe de Gouges à Tours. En été, la supplémentation concerne essentiellement les femmes enceintes habillant des régions peu ensoleillées ou certaines ethnies.  »

En cas de carence avérée, cet apport reste insuffisant tant pour la future maman que pour le fœtus. Certaines études ont montré qu’en allant jusqu’à 4 000 UI/j, le risque de prématurité diminuait de moitié comme le faible poids et taille de naissance, que les infections -comme la grippe et les gingivites- baissaient de 25% chez les futures mamans. Les études font mention aussi d’une diminution de 30% de certaines pathologies gravidiques, comme le diabète gestationnel.

Outre la prescription d’une supplémentation en vitamine D qui est de la responsabilité du médecin ou de la sage-femme, il est aussi possible d’enrichir ses apports en vitamine D grâce à une alimentation choisie.

Avant la conception, la vitamine D est aussi importante

La prestigieuse revue The Lancet vient de publier une étude mettant en avant les bienfaits de la vitamine D dans la période préconceptionnelle. Plus de 1100 femmes ont participé à cette étude. Les chercheurs ont analysé leur taux de vitamine D avant la conception et pendant les premières semaines de grossesse. Il en résulte que les femmes qui ne sont pas carencées en vitamine D ont plus de chances de tomber enceinte et ont moins de risques de faire une fausse couche. L’étude souligne que l’effet bénéfique de la vitamine D concerne la période préconceptionnelle et non le début de grossesse. Actuellement il n’existe pas de recommandations en supplémentation de vitamine D pendant la période préconceptionnelle mais vous pouvez en parler à votre médecin si vous pensez être carencée.

Quels sont les aliments qui en contiennent le plus ?

Quand on dit vitamine D, on pense souvent au lait et à juste titre car il est en général enrichi en vitamine D. Les œufs, et particulièrement le jaune d’œuf, en contiennent également. Cru, le jaune d’œuf en apporte davantage mais pendant la grossesse il faut toujours consommer l’œuf cuit. Les champignons de Paris en sont également un bon réservoir… à condition d’être cuits. Eh oui, la cuisson est souvent un révélateur de cette vitamine D : ainsi, les poissons grillés tels que le saumon (à limiter en raison de sa teneur en mercure), le thon cuit en conserve (moins riche en mercure que le thon frais), la truite ou encore le hareng sont de bons pourvoyeurs.

Autre source intéressante mais à limiter (pas plus de deux fois par mois) en raison de sa teneur en vitamine A : le foie de veau.

Enfin, la boisson au soja en est également une source intéressante à condition qu’elle soit enrichie en vitamine D puisqu’à l’état naturel, cette boisson n’en contient pas. Avec toute cette palette de saveurs, on peut donc doper facilement ses apports en vitamine D pendant la grossesse, tout en se régalant. Bien mieux que l’antique huile de foie de morue, l’aliment le plus riche en vitamine D mais dont le goût particulier a révulsé bien des estomacs d’enfants autrefois, quand c’était la mode de supplémenter les enfants avec de l’huile de foie de morue…

 

#Quelle supplémentation en #micronutriments des #femmes enceintes ?

Postado em

Même si l’ensemble des vitamines et des minéraux contribue au bon fonctionnement du corps humain, on sait maintenant que 4 micronutriments sont prioritaires pour la femme enceinte : l’acide folique, le fer, le calcium et la vitamine D. On les appelle micronutriments parce que le corps n’en utilise que de très faibles quantités. Ils jouent un rôle de premier plan au cours de toutes les étapes de la croissance de l’embryon et du foetus.



Les suppléments de vitamines et minéraux

La prise quotidienne d’un supplément prénatal de vitamines et de minéraux est conseillée aux femmes enceintes. Parfois, l’alimentation ne fournit pas suffisamment de certains éléments nutritifs dont le rôle est crucial durant la grossesse. La multivitamine aide à combler les manques qui pourraient se produire au cours des 9 mois de grossesse. Avoir une alimentation saine est toutefois primordial. La multivitamine est loin d’offrir autant de bienfaits que les aliments.

La multivitamine devrait contenir de 0,4 mg à 1 mg d’acide folique, ainsi que du fer (de 16 mg à 20 mg). Les quantités peuvent varier, selon les recommandations de votre médecin. On recommande aux femmes qui planifient de devenir enceintes de commencer à prendre de l’acide folique avant le début de leur grossesse.

La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada souligne qu’il est possible qu’une femme enceinte doive prendre, en plus des multivitamines prénatales, des suppléments de calcium, de vitamine D ou de fer, selon son alimentation et son état de santé. Discutez-en avec votre médecin.

L’acide folique (vitamine B9)

Cette vitamine est importante, surtout en début de grossesse. De nos jours, les médecins recommandent même aux femmes qui prévoient une grossesse de prendre une multivitamine contenant de l’acide folique deux à trois mois avant de concevoir l’enfant. L’acide folique est particulièrement utile lorsque de nouveaux tissus doivent être formés. C’est pourquoi l’embryon en a besoin dès le premier jour. Il contribue entre autres à la formation des cellules du sang, du cerveau et du système nerveux.

Une carence en acide folique peut causer un retard de croissance, une malformation congénitale ou une anomalie du tube neural (par exemple, le spina-bifida). Les besoins quotidiens en acide folique de la femme enceinte varient de 0,4 mg à 1,0 mg par jour. Au Canada et aux États-Unis, de l’acide folique est ajouté à la farine blanche, à la semoule de maïs et aux pâtes alimentaires.

Les aliments qui en contiennent le plus

  • Les légumes vert foncé (épinards, asperges, choux de Bruxelles, brocolis, laitue romaine, etc.).
  • Les légumineuses (haricots rouges, haricots de soya, pois chiches et lentilles).
  • Les farines enrichies et les pâtes alimentaires (celles fabriquées au Canada ou aux États-Unis seulement; les pâtes faites en Italie ne sont pas enrichies.).
  • Les fruits orangés (oranges et jus d’orange, mandarines, cantaloup).

Le fer

La vitamine C
Pour bien absorber le fer des aliments, le corps a besoin de vitamine C. Les tomates, les poivrons, les brocolis et les oranges et autres agrumes sont de bonnes sources de vitamine C.

Le fer se retrouve dans les globules rouges du sang. Il permet notamment aux globules rouges de capter l’oxygène dans les poumons et de le transporter dans tout le corps, et au foetus par le placenta. Les femmes enceintes ont besoin de plus de fer, car leur volume de sang augmente. De plus, elles doivent en fournir à leur futur bébé. Les réserves en fer du bébé à la naissance durent pendant les 6 premiers mois de sa vie.

Une carence en fer peut causer de l’anémie. Elle peut provoquer de la fatigue et un essoufflement plus rapide à l’effort. La carence peut être détectée par un test sanguin. Les femmes végétariennes et celles qui ont des grossesses rapprochées ou multiples risquent davantage de manquer de fer.

Les aliments qui en contiennent le plus

  • Les viandes rouges (bœuf, veau, agneau, gibier)
  • La volaille (poulet, dinde)
  • Les poissons et les fruits de mer (ex. : palourdes en conserve, huîtres cuites).

Les aliments d’origine végétale (légumes, légumineuses, céréales à déjeuner enrichies et noix) contiennent aussi du fer, mais en plus petite quantité. Le corps l’absorbe aussi moins facilement que le fer d’origine animale.

Fer, nausées et vomissements
La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada recommande aux femmes enceintes souffrant de nausées et vomissements de cesser de prendre leurs multivitamines prénatales si elles contiennent du fer, car cette substance augmente parfois les nausées. Ces multivitamines peuvent être remplacées sans danger par un supplément d’acide folique ou par des vitamines prénatales à faible teneur en fer. En effet, les besoins en fer de la femme enceinte n’augmentent généralement pas pendant le premier trimestre.

Le calcium

Le fœtus a besoin du calcium pour fabriquer son squelette. Il sert à construire les os et les dents. Si l’alimentation de la femme enceinte n’est pas suffisamment riche en calcium, le futur bébé le puisera directement dans les réserves de la mère. Le calcium aiderait aussi à maintenir une bonne tension artérielle durant la grossesse.

Les aliments qui en contiennent le plus

  • Les produits laitiers (laits, yogourts, fromages, etc.).
  • Boire chaque jour 2 tasses de lait ou d’une boisson de soya enrichie. Manger du tofu enrichi de calcium, du fromage, du yogourt enrichi, jus d’orange enrichi de calcium.
  • Les légumes verts (épinards, chou vert et chou chinois, cresson, fenouil, etc.), les légumineuses, comme les haricots blancs et doliques à œil noir, et certains fruits (orange, rhubarbe, figues et mûres, par exemple) en contiennent aussi mais en moins grande quantité.

La vitamine D

  • La vitamine D agit en tandem avec le calcium. Elle permet d’assimiler le calcium et de le fixer sur les os. Elle participe aussi à la croissance des cellules et au fonctionnement du système immunitaire. Des taux de vitamine D adéquats durant la grossesse procurent des bienfaits sur la femme enceinte et son enfant pour toute la vie. Bien que plusieurs aliments en contiennent ou en soient enrichis, c’est le soleil qui en est la principale source. C’est pourquoi les populations vivant dans les pays nordiques, comme le Canada, ont souvent un taux insuffisant de vitamine D durant les mois d’hiver. Il se peut donc que même si vous consommez des aliments qui contiennent de la vitamine « soleil », il vous soit recommandé de prendre des suppléments.

Les aliments qui en contiennent le plus

  • Plusieurs aliments sont enrichis de vitamine D : le lait de vache (0 % à 3,25 % MG), certaines boissons de soya, certains yogourts, la margarine, le lait de chèvre et certains jus d’orange enrichis de calcium. Le fromage n’est pas enrichi de vitamine D.
  • Le saumon, le thon rouge ou en conserve, les sardines en conserve et autres poissons.
  • Le foie de bœuf.
  • Le jaune d’œuf.

Et les oméga-3?

Les bienfaits des oméga-3 chez les femmes enceintes sont de mieux en mieux démontrés. Ces bons gras contribuent à la fois à la santé de la femme enceinte et à celle du fœtus. En effet, ils participent au développement du cerveau et des yeux du futur bébé. De plus, il a été montré qu’ils aident la mère à garder un bon moral tout au long de la grossesse et après la naissance. De façon générale, on dit que la population ne mange pas suffisamment de gras oméga-3. C’est pourquoi on recommande aux femmes enceintes de manger 1 ou 2 repas de poisson gras par semaine (au moins 150 g de poisson cuit au total).

Aucune étude n’a toutefois démontré que la prise de suppléments d’oméga-3 durant la grossesse avait des bienfaits sur la santé du fœtus ou de la mère. Prendre des suppléments d’oméga-3 durant la grossesse n’est cependant pas risqué.

Les aliments qui en contiennent le plus

  • Les poissons gras, comme le saumon, le maquereau, les sardines. Les poissons en conserve en renferment aussi.
  • D’autres aliments peuvent apporter des oméga-3, comme les noix de Grenoble, l’huile de canola et les graines de lin. Par contre, ces aliments d’origine végétale fournissent moins d’oméga-3 que les poissons gras, car ils sont moins bien assimilés par le corps.

 

Naitre et grandir.com

Révision scientifique : Stéphanie Côté, nutritionniste, Extenso
Recherche et rédaction : Équipe Naître et grandir
Mise à jour : Mars 2018

#Les suppléments de #vitamine D traitent la #dépression

Postado em

La dépression est une maladie mentale très courante. Au Québec, il est estimé que de 10 % à 15 % des gens en souffriront au cours de leur vie. La dépression peut être très handicapante pour les gens qui en souffrent. Parmi les symptômes couramment observés, on retrouve une grande tristesse, des problèmes d’appétit, des troubles du sommeil, une grande fatigue, une difficulté à se concentrer, des sentiments de culpabilité inappropriés et même des pensées récurrentes de mort ou des idées suicidaires. Cette maladie est présentement traitée à l’aide d’antidépresseurs et/ou de psychothérapie.

 

La vitamine D et le cerveau

 

La vitamine D est produite par la peau lorsqu’elle est exposée au soleil. On la retrouve également dans certains aliments. Ceci étant dit, plusieurs chercheurs estiment que la carence en vitamine D est plus répandue qu’on le croit, surtout dans les pays comme le nôtre où il est impossible d’en synthétiser durant l’hiver.

 

On connaît le rôle de la vitamine D sur la santé osseuse depuis longtemps. Cependant, plusieurs autres rôles ont été découverts dans les dernières années et il y a fort à parier que l’on continuera d’en découvrir pendant longtemps. Par exemple, on retrouve des récepteurs à la vitamine D dans plusieurs parties du cerveau, notamment certaines qui sont impliquées dans la dépression. Pour cette raison, des chercheurs croient que la vitamine D pourrait jouer un rôle dans la dépression et même la traiter.

 

Les études d’observation

 

En 2013, une méta-analyse a évalué les résultats de 13 études d’observation qui s’intéressaient au lien entre le taux de vitamine D dans le sang et les risques de souffrir de dépression. En analysant les données de 31 424 participants, les chercheurs ont observé un lien entre de faibles taux sanguins de vitamine D et des risques élevés de souffrir de dépression. Ceci étant dit, les études étaient très hétérogènes entre elles puisque la dépression n’était pas diagnostiquée de la même façon dans toutes les études répertoriées et les taux de vitamine D qui étaient considérés comme « faibles » étaient également différents.

 

Cette méta-analyse donne tout de même un indice que de faibles taux de vitamine D sont associés à la dépression, mais rien n’indique qu’il s’agit d’un lien de cause à effet. Par exemple, les gens souffrant de dépression pourraient moins sortir à l’extérieur, être moins exposés au soleil et, par le fait même, synthétiser moins de vitamine D.

 

Pour éclaircir ce lien, il faut donc se tourner vers des études cliniques.

 

Les études cliniques

 

Quelques études cliniques de bonne qualité ont tenté d’élucider le rôle possible de la vitamine D contre la dépression. Pour ce faire, les protocoles se ressemblaient tous sensiblement. On administrait aux patients un supplément de vitamine D ou un placebo, puis on mesurait les symptômes dépressifs à l’aide de questionnaires.

 

Une méta-analyse d’essais cliniques randomisés contrôlés publiée en 2014 a ainsi mis en commun les résultats de sept études et est arrivée à la conclusion que la supplémentation en vitamine D ne semblait pas réduire les symptômes dépressifs.

 

Même son de cloche pour une seconde méta-analyse publiée en 2014 et rassemblant cette fois six essais cliniques randomisés contrôlés et pour une troisième publiée en 2015 ayant mis en commun les résultats de neuf essais cliniques randomisés contrôlés.

 

Il est important de noter que la plupart des études effectuées jusqu’à présent sont assez différentes les unes des autres, notamment pour la dose de vitamine D donnée et la durée des études. Il est donc difficile de tirer des conclusions claires.

 

Bref, même si on observe un lien entre un faible taux sanguin de vitamine D et les risques de dépression, il est pour l’instant impossible d’affirmer que la supplémentation en vitamine D permet de diminuer les symptômes de cette maladie.

 

Malgré tout, consommer une alimentation variée contenant des aliments riches en vitamine D reste une habitude à intégrer à votre quotidien qui ne peut que vous amener du bien.

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#Les #vitamines et #minéraux durant la #grossesse

Postado em

Les vitamines et minéraux durant la grossesse

Même si l’ensemble des vitamines et des minéraux contribue au bon fonctionnement du corps humain, on sait maintenant que 4 micronutriments sont prioritaires pour la femme enceinte : l’acide folique, le fer, le calcium et la vitamine D. On les appelle micronutriments parce que le corps n’en utilise que de très faibles quantités. Ils jouent un rôle de premier plan au cours de toutes les étapes de la croissance de l’embryon et du foetus.

Les suppléments de vitamines et minéraux

La prise quotidienne d’un supplément prénatal de vitamines et de minéraux est conseillée aux femmes enceintes. Parfois, l’alimentation ne fournit pas suffisamment de certains éléments nutritifs dont le rôle est crucial durant la grossesse. La multivitamine aide à combler les manques qui pourraient se produire au cours des 9 mois de grossesse. Avoir une alimentation saine est toutefois primordial. La multivitamine est loin d’offrir autant de bienfaits que les aliments.

La multivitamine devrait contenir de 0,4 mg à 1 mg d’acide folique, ainsi que du fer (de 16 mg à 20 mg). Les quantités peuvent varier, selon les recommandations de votre médecin. On recommande aux femmes qui planifient de devenir enceintes de commencer à prendre de l’acide folique avant le début de leur grossesse.

La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada souligne qu’il est possible qu’une femme enceinte doive prendre, en plus des multivitamines prénatales, des suppléments de calcium, de vitamine D ou de fer, selon son alimentation et son état de santé. Discutez-en avec votre médecin.

L’acide folique (vitamine B9)

Cette vitamine est importante, surtout en début de grossesse. De nos jours, les médecins recommandent même aux femmes qui prévoient une grossesse de prendre une multivitamine contenant de l’acide folique deux à trois mois avant de concevoir l’enfant. L’acide folique est particulièrement utile lorsque de nouveaux tissus doivent être formés. C’est pourquoi l’embryon en a besoin dès le premier jour. Il contribue entre autres à la formation des cellules du sang, du cerveau et du système nerveux.

Une carence en acide folique peut causer un retard de croissance, une malformation congénitale ou une anomalie du tube neural (par exemple, le spina-bifida). Les besoins quotidiens en acide folique de la femme enceinte varient de 0,4 mg à 1,0 mg par jour. Au Canada et aux États-Unis, de l’acide folique est ajouté à la farine blanche, à la semoule de maïs et aux pâtes alimentaires.

Les aliments qui en contiennent le plus

  • Les légumes vert foncé (épinards, asperges, choux de Bruxelles, brocolis, laitue romaine, etc.).
  • Les légumineuses (haricots rouges, haricots de soya, pois chiches et lentilles).
  • Les farines enrichies et les pâtes alimentaires (celles fabriquées au Canada ou aux États-Unis seulement; les pâtes faites en Italie ne sont pas enrichies.).
  • Les fruits orangés (oranges et jus d’orange, mandarines, cantaloup).

Le fer

Le fer se retrouve dans les globules rouges du sang. Il permet notamment aux globules rouges de capter l’oxygène dans les poumons et de le transporter dans tout le corps, et au foetus par le placenta. Les femmes enceintes ont besoin de plus de fer, car leur volume de sang augmente. De plus, elles doivent en fournir à leur futur bébé. Les réserves en fer du bébé à la naissance durent pendant les 6 premiers mois de sa vie.

Une carence en fer peut causer de l’anémie. Elle peut provoquer de la fatigue et un essoufflement plus rapide à l’effort. La carence peut être détectée par un test sanguin. Les femmes végétariennes et celles qui ont des grossesses rapprochées ou multiples risquent davantage de manquer de fer.

 

Les aliments qui en contiennent le plus

  • Les viandes rouges (bœuf, veau, agneau, gibier)
  • La volaille (poulet, dinde)
  • Les poissons et les fruits de mer (ex. : palourdes en conserve, huîtres cuites).

Les aliments d’origine végétale (légumes, légumineuses, céréales à déjeuner enrichies et noix) contiennent aussi du fer, mais en plus petite quantité. Le corps l’absorbe aussi moins facilement que le fer d’origine animale.

Fer, nausées et vomissements
La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada recommande aux femmes enceintes souffrant de nausées et vomissements de cesser de prendre leurs multivitamines prénatales si elles contiennent du fer, car cette substance augmente parfois les nausées. Ces multivitamines peuvent être remplacées sans danger par un supplément d’acide folique ou par des vitamines prénatales à faible teneur en fer. En effet, les besoins en fer de la femme enceinte n’augmentent généralement pas pendant le premier trimestre.

La vitamine C

Pour bien absorber le fer des aliments, le corps a besoin de vitamine C. Les tomates, les poivrons, les brocolis et les oranges et autres agrumes sont de bonnes sources de vitamine C.

Le calcium

Le fœtus a besoin du calcium pour fabriquer son squelette. Il sert à construire les os et les dents. Si l’alimentation de la femme enceinte n’est pas suffisamment riche en calcium, le futur bébé le puisera directement dans les réserves de la mère. Le calcium aiderait aussi à maintenir une bonne tension artérielle durant la grossesse.

Les aliments qui en contiennent le plus

  • Les produits laitiers (laits, yogourts, fromages, etc.).
  • Boire chaque jour 2 tasses de lait ou d’une boisson de soya enrichie. Manger du tofu enrichi de calcium, du fromage, du yogourt enrichi, jus d’orange enrichi de calcium.
  • Les légumes verts (épinards, chou vert et chou chinois, cresson, fenouil, etc.), les légumineuses, comme les haricots blancs et doliques à œil noir, et certains fruits (orange, rhubarbe, figues et mûres, par exemple) en contiennent aussi mais en moins grande quantité.

La vitamine D

  • La vitamine D agit en tandem avec le calcium. Elle permet d’assimiler le calcium et de le fixer sur les os. Elle participe aussi à la croissance des cellules et au fonctionnement du système immunitaire. Des taux de vitamine D adéquats durant la grossesse procurent des bienfaits sur la femme enceinte et son enfant pour toute la vie. Bien que plusieurs aliments en contiennent ou en soient enrichis, c’est le soleil qui en est la principale source. C’est pourquoi les populations vivant dans les pays nordiques, comme le Canada, ont souvent un taux insuffisant de vitamine D durant les mois d’hiver. Il se peut donc que même si vous consommez des aliments qui contiennent de la vitamine « soleil », il vous soit recommandé de prendre des suppléments.

Les aliments qui en contiennent le plus

  • Plusieurs aliments sont enrichis de vitamine D : le lait de vache (0 % à 3,25 % MG), certaines boissons de soya, certains yogourts, la margarine, le lait de chèvre et certains jus d’orange enrichis de calcium. Le fromage n’est pas enrichi de vitamine D.
  • Le saumon, le thon rouge ou en conserve, les sardines en conserve et autres poissons.
  • Le foie de bœuf.
  • Le jaune d’œuf.

Et les oméga-3?

Les bienfaits des oméga-3 chez les femmes enceintes sont de mieux en mieux démontrés. Ces bons gras contribuent à la fois à la santé de la femme enceinte et à celle du fœtus. En effet, ils participent au développement du cerveau et des yeux du futur bébé. De plus, il a été montré qu’ils aident la mère à garder un bon moral tout au long de la grossesse et après la naissance. De façon générale, on dit que la population ne mange pas suffisamment de gras oméga-3. C’est pourquoi on recommande aux femmes enceintes de manger 1 ou 2 repas de poisson gras par semaine (au moins 150 g de poisson cuit au total).

Aucune étude n’a toutefois démontré que la prise de suppléments d’oméga-3 durant la grossesse avait des bienfaits sur la santé du fœtus ou de la mère. Prendre des suppléments d’oméga-3 durant la grossesse n’est cependant pas risqué.

Les aliments qui en contiennent le plus

  • Les poissons gras, comme le saumon, le maquereau, les sardines. Les poissons en conserve en renferment aussi.
  • D’autres aliments peuvent apporter des oméga-3, comme les noix de Grenoble, l’huile de canola et les graines de lin. Par contre, ces aliments d’origine végétale fournissent moins d’oméga-3 que les poissons gras, car ils sont moins bien assimilés par le corps.

 

Naitre et grandir.com

Révision scientifique : Stéphanie Côté, nutritionniste, Extenso
Recherche et rédaction : Équipe Naître et grandir